SE DETESTER, ET AUTRES PROBLEMES INTERIEURS

C’est difficile, lorsqu’on parle d’un sujet qui nous touche, de près ou de loin, de trouver les mots, et de ne pas être trop brusque. Et même si ce n’est pas simple d’étaler sur un clavier son vécu et ses tourments, j’avais besoin de partager tout ça avec vous, pour en aider certaines, et pour éclairer le sujet à d’autres. Pour résumer le pourquoi du comment assez rapidement (le titre n’est pas très explicite) j’ai un gros problème avec mon-même depuis mon adolescence. Je ressens presque du dégoût pour mon corps, je me trouve execrable par moment, inutile, parfois, enfin la liste serait longue. Comme toute chose, ca varie d’années en années, et de saisons en saisons, mais je ne vous le cache pas, cette année a été très dur pour moi. Je vous l’ai évoqué plusieurs fois déjà, mais il y a beaucoup de changements pour moi, beaucoup d’épreuves, de remises en question et de sautes d’humeurs incroyables ! J’ai beaucoup appris sur moi, sur les autres, et j’avais envie de faire le point avec vous, de faire le topo, en fait, sur toute cette histoire.

Pour en revenir à la source même de cet article, il y a quelques temps, je me suis complètement effondrée à cause d’une stupidité : j’avais oublié ma carte vitale alors qu’on allait faire le tour des boites d’interim. Comment souvent, on ne s’effondre pas vraiment à cause de ça, c’est un éventail de problèmes qui se collent derrière tout ça, et qui créer un poids si enorme qu’on ne supporte plus. Et c’est normal, vous m’entendez, nor-mal ! Tout va bien, pleurer n’est pas interdit, se sentir mal n’est pas interdit, vous êtes humains, on vous pardonnera. Vous n’êtes pas faibles lorsque vous flanchez un peu, vous êtes juste une personne saine. Je sais à quel point c’est difficile de croire qu’on est pas les seuls à se sentir aussi ridicule, qu’on est pas les seuls à ressentir tout ce mal-être, et pourtant faut s’y accrocher, faut y croire, qu’il y a des gens qui ont vécu tout ça, et d’autres qui le vivront un jour.

Le plus dur pour moi, c’est de parler, de mettre des mots, de le dire à voix haute. Le plus dur c’est d’être en face de ma mère ou de mon amoureux, et de débider des horreurs sur moi en pleurant toutes les larmes de mon corps. Et je n’imagine pas à quel point c’est dur pour eux aussi, de me voir dans un état pareil. Alors surtout, lâchez-vous, aller crier un bon coup quand ca va pas, déballez tout ce que vous avez sur le coeur à quelqu’un de confiance, à quelqu’un qui vous sait déjà fragile, et qui trouvera les mots. Et vous, ceux qui subissent, entre guillemets, cette perte de repère, cette perte de confiance, il faut être le plus doux et le plus attentif possible, car si on vous confie notre ressenti, c’est qu’on vous croit capable de nous porter pour aller mieux.

Le manque de confiance en soi, qui est généralement la base de tous problèmes intérieurs, ne se guérit pas. Il n’y a pas de cachets, pas de médecin, pas de recettes miracles. C’est un travail long et dur sur soi-même, un voyage intime à travers soi pour réussir à vivre mieux avec soi-même. Mais ne soyons pas dupe, l’ultime confiance en soi n’existe pas, il y aura tout le monde un petit truc qui clochera, et c’est tant mieux. En réalité si on n’était pas autant en désaccord avec soi-même, il n’y aurait rien qui nous pousserait à faire mieux, rien qui nous pousserai à aller au dela de nous-même. L’imperfection est la clé, et bien que j’ai du mal moi-même à croire ce que je vais dire, mais je suis contente, de ne pas m’aimer tout les jours. Ca me pousse à constamment me remettre en question pour faire mieux, tout le temps. Ca me pousse à toujours chercher ailleurs, pour vraiment comprendre d’où vient mon problème, qu’est-ce que je voudrais vraiment changer ? Soyez chanceux de ne pas être satisfait de vous même, ça vous emmera loin.

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(danse de la joie pour donner du bonheur)

Bien, je suis désolée de la longueur de cet article, et de son fouilli potenciel. J’ai vraiment écrit au fur et à mesure de ma pensée, et j’espère que le message principal est passé ! On parle de plus en plus de l’acné, du harcelement, scolaire comme sexuel, et je trouve que le sujet du mal-être profond est très peu abordé. Parce que oui, ne pas aller bien sans savoir pourquoi, c’est possible, et ca entraine des dépressions, voire des suicides. Je tenais vraiment à m’exprimer sur le sujet, à montrer que oui, il y a des hauts et des bas, mais que même dans les pires moments, on peut en tirer le meilleur de nous-même. Il ne faut pas perdre espoir, il faut se dire qu’il y a toujours quelque chose qui va bien, quelque chose qui marche. Je m’arrête ici, parce que ca devient vraiment long, je vous dis à bientôt, la bise !

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(c’est un zéro pour le « o »)

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7 Comments

  1. Je me suis longtemps détestée… Me trouvant trop grosse, inutile, pas attachante… Mais aujourd’hui j’ai réussi à trouver une certaine confiance en moi. Plus je me dis que je suis bien, et plus je gomme mes défauts. Je vois de plus en plus de qualité que j’ignorais chez moi. Je pense que tout le monde devrait essayer de chercher cette confiance et s’accepter, même si c’est dur.

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